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 NOVEMBRE 2017

ARTICLE N° 256 / PREMIUM MAGAZINE

 NOVEMBRE 2017

ARTICLE N° 255 / BIZAVNEWS

 NOVEMBRE 2017

ARTICLE N° 254 / ROB REPORT MALAYSIA

 NOVEMBRE 2017

ARTICLE N° 253 / ULTIMATE JET MAGAZINE

 OCTOBRE 2017

ARTICLE N° 252 / CORPORATE JET INVESTOR

 OCTOBRE 2017

ARTICLE N° 251 / PILOOT EN VLIEGTUIG

 SEPTEMBRE 2017

ARTICLE N° 250 / ULTIMATE JET MAGAZINE

The Bombardier Global will undoubtedly remain an endless source of inspiration for the French designer Didier Wolff. After a first Global in 2013, the artist is once again in the spotlight with the livery design of a particularly complex aircraft: Carboneum. Industry professionals will have immediately recognized this unique design launched in December 2012 during the Brabus concept and which was widely covered in the media. While the automaker decided to throw in the towel due to low orders, the design by Happy Design Studio still remained available for those willing customers around the world. A collection of experts 2017 was characterized by a steady wave of work for the French designer. After the completion of a commemorative livery on an F-16 for the Belgian air force, Didier Wolff was awarded the completion of this exclusive paintwork through the Swiss firm Ruag on behalf of an owner. The Strasbourg native then found himself working with a team that he met four years prior during the paintwork on a Global 5000. This second project enabled him once again to bring together the two best specialists in this field for large surface airbrushing: Walter Maurer and Martin Dippel of A.S.A.P. Aviation. To bolster their teams, Didier Wolff also wished to work with German designer and specialist in the “extreme stencils” field, Gilbert Holzer and his company AironArt. “The nature of this project combines the expertise of numerous people”, states D. Wolff before adding, “Because in addition to strictly design work, the success of such livery cannot be achieved without the opinion and technical skill of reputable experts in the field of painting, drawing and stencil design. Several techniques come into play together resulting in an overall consistent, harmonious and above all realistic finished product.” Down to the millimeter The main challenge of the Carboneum livery remained the finished look of materials, in particular the carbon and honey-comb texture. Three full weeks, over 2,500 hours of work and a team of 30 people were necessary to complete the livery of the Global 6000 that had just left the workshop following a major revision. Still on site, the designer orchestrated the work and supervised the entire project with firstly the careful consideration of Gilbert Holzer of AironArt for the production of the stencils. This specialist had to come up with a new reliable calculation technique to obtain a perfect result on very complex zones such as the engine nacelles with regular and irregular curves. In order to fully fit these curves, the honey-comb texture covering each engine was divided into 24 separate stencils with the main challenge being the infinitely variable sizes of each. Throughout the application work, everything was measured down to the millimeter despite working with vinyl sheets that were not very flexible and delicate laying work. Given the complexity of the design, several attempts were needed before finding the best way to assemble each element. In this respect, Didier Wolff stated having to “reproduce on site the layout and scale of the honey comb for the access door based on the number of cells on the engine nacelles so that everything was perfectly consistent and legible”.

 SEPTEMBRE 2017

M6 TV / HAPPY DESIGN STUDIO

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 249 / PARIS MATCH / DOCUMENT

Il peint les carlingues des avions privés. Ses clients se pressent pour faire de leurs jets de véritables œuvres d’art... à leur propre gloire ! Le design est partout : architectes, créateurs de mode, de mobilier, dessinateurs de yachts… Mais nous connaissons moins les « designers aéronautiques d’extérieur », ces artistes au service d’hommes d’affaires et de clients fortunés. Le Strasbourgeois Didier Wolff, 52 ans, figure parmi la poignée de créateurs reconnus à travers le monde qui œuvrent à sublimer le fuselage des avions privés et à exprimer le rêve de leurs propriétaires. Alors que la porte métallique du hangar coulisse lentement sur son rail, la lumière du matin inonde soudain la silhouette racée de l’aéronef. Un Global Express XRS, fleuron de la flotte des long-courriers du constructeur Bombardier. Une machine qui frise les 45 millions d’euros et que l’équipe de Didier Wolff vient d’« habiller » pour un industriel texan avec la livrée la plus complexe jamais réalisée sur un avion. A l’intérieur de l’atelier munichois géant où se mêlent les effluves de peinture et d’essence, tous les regards pétillent d’enthousiasme. « Il faut conserver son âme d’enfant pour évoluer dans ce métier », insiste le designer tout en caressant la carlingue de l’avion. Le fuselage de carbone est orné d’un dégradé de lignes argentées et sensuelles, tels des cercles perpétuels qui s’estompent par intervalles réguliers, soulignant ainsi les ondulations naturelles de l’avion. Sur les moteurs, des centaines d’alvéoles forment un nid d’abeilles géométrique et, à l’arrière, la dérive jaillit comme l’aileron d’un épaulard hors de l’océan, accentuant la morphologie masculine de l’appareil. « Il ne s’agit pas de faire un dessin que l’on va exposer dans son salon mais une œuvre qui sera vue par des milliers de personnes », assure Didier Wolff. Sa passion est un engagement. Déjà, enfant, il dessinait sur des carnets de croquis des machines volantes et des montgolfières multicolores. Son père adoptif décide alors de repeindre en blanc tout un mur de sa chambre pour qu’il puisse laisser libre cours à son imagination et à ses envies. Une attention visionnaire que le chimiste du CNRS complétera avec des excursions dominicales à l’aérodrome de la ville, où son fils pouvait s’émerveiller du vol des parachutistes. « J’étais enfant unique, très solitaire. Je passais le plus clair de mon temps à contempler des livres d’illustrations et à découvrir des ouvrages encyclopédiques. Je regardais d’un œil avide ces milliers d’images qui me faisaient rêver et je me concentrais pour les recopier sur du papier Canson. » L’expérience des couleurs et l’apprentissage du graphisme bouleversent sa perception visuelle de la matière et un sens inné de l’esthétique. On lui raconte les aventures de son grand-père, pilote durant la Grande Guerre, et l’histoire du petit morceau de biplan que la famille conserve précieusement dans une étoffe de velours. Le jeune garçon s’invente mille exploits héroïques à bord de son avion imaginaire. A 6 ans, on lui révèle le secret de sa naissance. « J’ai su très tôt que ma mère naturelle m’avait abandonné », évoque Didier avec pudeur. De cette blessure ancienne il fera le terreau de sa créativité : « C’est à l’âge de raison que j’ai commencé à m’interroger sur mon identité et cela a changé mon regard sur l’existence. De la prise de conscience de cet abandon est née une sensibilité à vif que je pense n’avoir jamais vraiment perdue, avec laquelle j’ai composé jusqu’à aujourd’hui. » Les années d’école scelleront la fin de l’insouciance. « La classe est un lieu d’enfermement d’où l’on ne s’évade que par la pensée », assène Didier. Le jeune homme échappe à son ennui par le dessin et la peinture. Le voilà renvoyé de plusieurs établissements scolaires pour indiscipline et… rêveries excessives, avant de passer le concours d’entrée à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. Il en est le plus jeune étudiant. Rebuté par l’académisme et le conservatisme de l’institution, il gardera néanmoins de cette époque le goût de la calligraphie et des sculptures antiques : « Pour un designer, la connaissance du corps humain est essentielle. Il existe des correspondances tangibles entre le squelette d’un humain et la structure d’un avion. » En quête de sens et de lui-même, animé par le besoin intense d’écrire sa propre histoire, Didier s’engage sur les chemins de l’art et de l’action humanitaire. Il devient alors comédien de théâtre dans la troupe de Robert Hossein, puis volontaire en Ethiopie chez les sœurs de Mère Teresa avant de s’envoler en juin 2009 pour Dubaï avec ses croquis d’avions et ses rêves d’enfant. Entre les tours de verre de l’extravagante mégalopole et les couloirs feutrés du Salon le plus réputé du Moyen-Orient, l’homme synthétise enfin sa passion du dessin et son amour de l’aéronautique. Il va frapper aux portes des grands noms de l’aviation. Les projets sont accueillis avec indifférence, et le designer, avec condescendance. Sa première commande tombe pourtant cette année-là : « Au Dubai Airshow, quelqu’un vient vers moi et me parle d’un constructeur, Daher-Socata, qui fabrique un turbopropulseur TBM 850 vendu aux Etats-Unis. Il va y avoir un concours international pour le centenaire de Daher-Socata, me dit-on. Je m’inscris et je suis retenu grâce à une déco années 1920 dans les tons Traction avant, ivoire, couleurs à l’ancienne. On m’appelle des Etats-Unis pour me dire que mon projet a été sélectionné. Ensuite, ils ont peint mon avion une vingtaine de fois en série ! C’était ma première collaboration avec un constructeur. » A peine deux ans plus tard, Didier Wolff signera le design des deux avions démonstrateurs officiels Dassault Rafale au Salon du Bourget. « On ne décore pas un avion comme on appose une étiquette sur une bouteille », explique Didier, fixant son regard bleu sur la maquette d’un Boeing 737, commande d’un milliardaire londonien. « Mes clients sont des hommes d’affaires à qui l’on ne refuse rien. Le coût de leurs envies importe peu, et ils négocient rarement les prix. Ils ont le désir de partager un trait de leur personnalité, de se distinguer des autres, et souhaitent avant tout se faire plaisir. Pour eux, le design est un tatouage, l’expression de leur liberté, une opposition visible au conformisme. Le résultat représente à leurs yeux une carte de visite formidable, le rêve du propriétaire. Bref, le design d’un avion demeure toujours une question d’ego ! » On l’a compris, l’obstacle majeur reste la difficulté à établir un rapport constructif avec le client. Certains imposent une relation dominante dès le début ; d’autres sont fixés sur une culture esthétique. Des goûts et des couleurs… et des tempéraments. Le designer doit alors composer avec habileté, se montrer à la fois compréhensif et convaincant pour déconstruire les certitudes. Mais son approche artistique a réussi à conquérir ces « phénomènes » épris d’élégance et de perfection. D’ailleurs, sa réputation lui permet désormais de ne plus démarcher de nouvelles clientèles. Saoudiens, Américains, Français, Chinois, Qataris... on vient des quatre coins du monde pour « s’habiller » chez Wolff. Des privilégiés un brin mégalos qui dépensent entre 80 000 et 120 000 euros pour la conception du design, à quoi il faut ajouter entre 200 000 et 400 000 euros pour la mise en peinture. « Au départ, je laisse parler l’avion. Je regarde son ossature, sa forme et j’imagine des muscles qui viennent dessus. Chaque aéronef a sa propre personnalité, son propre visage ; ces traits de caractère m’imposent de m’y adapter. Ensuite vient l’intuition, la vision. Ma règle d’or est de faire l’avion qui me plaît. » Et lorsque l’on évoque la concurrence, le designer a le sourire amusé : « Mon style est ma différence ! J’utilise la calligraphie et la mosaïque marocaine, je m’inspire du monde animalier, des textures végétales, des signes distinctifs et des imperfections parfaites des pelages des grands prédateurs. Mais ma source principale reste la faune marine. Je prends mes influences sur tout ce qui ressemble à un avion. » La route vers les étoiles est parfois compliquée. Comme tout dirigeant de société, Didier Wolff est confronté aux aléas d’une petite entreprise et aux risques de la chaîne d’approvisionnement : « Il faut tout gérer, les délais, la livraison, les fournitures, les prestataires, les peintres, les ateliers spécialisés en pochoir… Il est déjà arrivé que la peinture livrée ne soit pas de la bonne couleur. Je joue ma réputation à chaque étape du projet. » L’essor de l’industrie aéronautique ainsi que la croissance démesurée du marché des jets privés ces dernières années ont fait entrer la profession de designer dans le cercle très convoité des métiers d’avenir. La plupart des compagnies aériennes continuent cependant de faire appel à des agences de publicité pour relooker l’ensemble de leurs flottes. Pas à des designers individuels. « Les bureaux d’études développent des designs d’avion de la même façon que des packagings de produits, regrette le professionnel. Lorsqu’on travaille sur un objet tridimensionnel, on doit répondre à des formes diverses extrêmement complexes ; il arrive très souvent qu’un motif posé de trois quarts sur la structure d’un avion ne fonctionne pas ! » Perfectionniste, réfléchi, Didier Wolff aime travailler en grande dimension et prend plaisir à exprimer ses émotions sur des « sculptures volantes merveilleuses ». Esprit frondeur, il s’est très tôt affranchi de l’orthodoxie artistique et des pratiques rigoureuses de sa corporation. Il négocie en direct, échange « sans filtre et sans déperdition d’énergie » avec un interlocuteur unique qui s’implique. Il s’agit autant de réaliser un projet que de cultiver une relation humaine. Evidemment, ses clients sont toujours pressés. Mais ils ont confiance, et pour cause : Wolff ne délègue rien. « Je supervise toujours l’ensemble du processus : la création, le traçage, la pose des pochoirs, la mise en peinture, les finitions…, depuis la conception du design jusqu’à la livraison de l’avion. » Pendant de longues semaines, il partage ainsi avec ses donneurs d’ordre une multitude d’informations. Quelquefois, au fil de l’aventure, des liens singuliers se tissent. Les rencontres suscitent parfois des amitiés inattendues, à l’instar de ce magnat du pétrole russe pour qui Didier Wolff réalise l’une des plus belles livrées de sa carrière. En remerciement, le créateur sera convié au dîner de réveillon avec toute la famille de son « ami » dans une résidence huppée des environs de Moscou, protégée par un bataillon de gardes du corps. Et puis, il y a les exigences farouches et les caprices frivoles auxquels le designer doit satisfaire. Il se souvient des extravagances de cet homme d’affaires qatari qui a ses habitudes dans le palace le plus somptueux de Genève, et dont la fantaisie est de traverser la ville à bord de son Aston Martin qu’il fait acheminer par avion-cargo (impossible dans un jet privé) depuis le golfe Persique. Cet autre, président de holding saoudien à fort embonpoint et au carnet d’adresses influent, qui, de passage à Paris, insistera pour se faire photographier dans le cockpit d’un avion de combat Rafale, l’appareil vedette du Salon du Bourget. Et encore, ce promoteur canadien passionné de street art qui achètera aux Etats-Unis un mur de 10 mètres de longueur recouvert de graffitis pour le faire installer en l’état dans son salon de Singapour, avant de faire reproduire cette fresque urbaine sur les flancs de son Gulfstream flambant neuf. Dans l’excentricité, les têtes couronnées ne font pas exception : pour fêter les 3 ans du prince George, héritier direct du trône britannique, la flotte royale commandera « une déco en forme de gros ruban d’emballage ». S’il séduit les constructeurs aéronautiques et les propriétaires d’avion, Didier Wolff intéresse également les états-majors militaires : escadrons de chasse, décoration originale des avions de combat. Pas question ici de peindre des motifs « camouflage », au contraire : couleurs variées, dessins créatifs inspirés d’animaux, de végétaux… Pour les escadrilles, les meetings aériens sont l’occasion de présenter des avions décorés librement, autorisant des fantaisies et des teintes non militaires. Nombre d’aéronefs (Mirage, Rafale, F-16...) dessinés par le Strasbourgeois ont ainsi illuminé le ciel des meetings dans le monde entier. Les coulisses de l’art regorgent d’enfants prodiges. Didier Wolff incarne à lui seul toute une génération de designers, de ceux qui bravent les convenances. Au fil du temps, son ambition s’est déployée dans les univers les plus secrets. Et quand on lui demande quel est son plus grand rêve, il répond sans hésiter : « Ce serait de travailler un jour pour une femme ! »

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 248 / AVIAPORT RUSSIA

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 247 / RUNWAY GIRL NETWORK

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 246 / FLIEGER REVUE

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 245 / AIN ONLINE

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 244 / FLIGHT GLOBAL

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 243 / DESIGNBOOM CHINA

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 242 / FIFTY SKYSHADES

 JUILLET 2017

ARTICLE N° 241 / DESIGNBOOM

 JUIN 2017

ARTICLE N° 240 / MAGNIFICIENT DESIGNERS

 JUIN 2017

ARTICLE N° 239 / AVIATION NEWS

 MAI 2017

ARTICLE N° 238 / BESPOKE MAGAZINE

 MAI 2017

ARTICLE N° 237 / MONKEY SPOTTERS MAGAZINE

 MAI 2017

ARTICLE N° 236 / L’AVENIR

 MAI 2017

ARTICLE N° 235 / 7 SUR 7

 MAI 2017

ARTICLE N° 234 / SBAP

 JANVIER 2017

ARTICLE N° 233 / BUSINESS AVIATION MAGAZINE

 JANVIER 2017

ARTICLE N° 232 / ROBB REPORT INDIA

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