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... de gauche à droite, Christian Rauth (metteur en scène) , Olivier Granier (le père) et Thierry Belnet (Tintin) Texte disponible chez aneth 63 pages
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"Cette première pièce est un petit bijoux de dialogues" précise Christian Rauth qui signe la mise en scène du spectacle, interprété par Olivier Granier et Thierry Belnet. Imaginez que Tintin entre dans votre vie, le vrai Tintin avec sa houppette de cheveux indisciplinée, ses pantalons de golf et son polo. C'est le rêve de Didier Wolff et le point de départ de sa pièce. Hergé mort, Tintin est à la recherche d'un père adoptif. Il retrouve un libraire. Lui serira t-il de nouveau père? "La confrontation entre un personnage humain et un héros de fiction donne à la pièce son ton original et drôle. Ce choc entre deux monde est un énorme sourire." Didier wolff analyse également les rapports entre deux hommes à la recherche d'un peu d'amour mais que tout éloigne. un dialogue de sourds qui entraînera la révolte du libraire. Ce Tintin glorieux n'est qu'un fantoche de papier conçu par trois coups de crayons. pourquoi ne pas la rayer définitivement de la page? "Coup de crayon n'est que le rêve que nous souhaitons tous faire un jour : vivre aux côtés de nos héros avec la terrible menace d'être déçu." Les prochains coups de coeur d'Olivier Granier et de Christian Rauth sont "Orphans", une pièce américaine adaptée par Jean Cau que devait créer Jean Rochefort, mise en scène par Christian rauth, et "Baby boom", adaptation d'un livre de Jean Vautrin que joueront Anémone et Olivier Granier. M.T LE FIGARO | |
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Tintin - Tintin, c'est Thierry Belnet, il lui ressemble de façon stupéfiante, même visage poupin, même nez en pied de marmite, même mèche soigneusement retroussée à l'esbroufe, même regard candide et niais, confiant dans le triomphe du boy-scoutisme universel sur la malignité humaine, ajoutez-y le look désespérément sain, le pull-over bleu ciel, le sourire exaspérant d'optimisme et de santé - Tintin, donc, est en deuil de son père spirituel : Hergé. Il va frapper chez qui? Voilà le hic. Chez un poivrot déjeté, aux joues rongées par la barbe des vaincus qui ne se lavent plus, qui ne se lèvent plus, trainant à petits pas dans un studio minable une existence qui n'en finit pas de mourir. Qui est-il? Une esquisse, une ébauche de ce qu'aurait pu être Tintin - son aîné, son vrai père, peut-être, son rival vieilli, aigri, qui n'attendait que ce moment pour prendre sa revanche. Sombre personnage aussi inquiet qu'inquiétant, dans la peau duquel s'est diaboliquement coulé Olivier Granier. Le tout mis en scène tintinnabulo par Christian Rauth, dans un décor sautillant de Jacques Gabel, qui articule de manière saugrenue l'espace biscornu de ce minuscule théâtre. Le jeune Didier Wolff, l'auteur est bien servi. Seulement voilà : la veuve Hergé, sourcilleuse comme tant d'épouses de défunctés célèbres, de la légitimité du culte de celui dont elle touche les droits d'auteur, n'aime pas. Peut-être juge t'elle la peinture de Tintin trop saisissante ou pas assez Haddock? A moins que les questions pertinentes posées sur la vie sexuelle fort mystérieuse du jeune héro ne l'aient ébranlée? C'est en tout cas un si pauvre coup de ciseaux qu'elle voudrait donner là sous forme de siasie qu'on est pris de pitié devant tant de ringardise. Voudrait-elle faire rebaptise la pièce "De la Terre à con comme la Lune? Pierre MARCABRU LE CANARD ENCHAINE | |
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L'un, propre comme un sou neuf, aseptisé, d'une virginité absolue, irritante, bonne conscience incarnée; l'autre, fait de chair, incertain et troublé, marqué par la vie, en perdition. C'est de cet affrontement que Didier Wolff tire sa comédie. Point sotte, bien menée par Olivier Granier et thierry Belnet, un Tintin vraisemblable, d'une humanité où l'on sent la possible faille. Car qui contaminera l'autre? Quel ferment du fils passera dans le père et du père dans le fils? Et jusqu'à quelle permutation, substitution? A la fin le père se glissera dans la peau du fils, et le fils dans celle du père. Le héro de roman aura été contaminé par la vie. Il entrera dans le monde de la souffrance et de l'échec. Dans le vrai sortant du faux. Le jeux est parfois un peu démonstratif, mais pour un auteur de vingt et un ans et qui en est à son coup d'essai, le texte est plein de promesses. Regard personnel et dérapage intelligement contrôlé au coeur de l'imaginaire. On se prend à écouter, et jusqu'à la surprise. Bernard Thomas LE FIGARO | |
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Gilles Médioni L'EXPRESS | |
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Ils se sont baptisés "Les inconnus." Fat modestie : Pascal Légitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel, Didier Bourdon sont, à 28 ans de vieux estafiers des cafés théâtres et du petit théâtre de Bouvard. Au Fontaine ils tricotent une série de sketchs. "Au secours, tout va bien!" D'emblée, le public les reconnît, et sait les plaisenteries qui l'attendent. Elles ne sont brodées ni à la chaînette ni au point de croix, mais tissées au câble de chalut. De quoi ramener un tout-venat de la parodie qui n'est pas toujours de la première fraîchaur. Loubards des Zup, braqueurs à la petite semaine, babas deumeurés, rockers chargés jusqu'au paupières, rouleurs de mécaniques des boîtes discos : de Coluche à Bedos, tous les boutefeux de la scène ont puisés avant eux dans ce vivier de têtes de Turcs. Non que la caricature tourne court. Légitimus & Co ont la machoire solide, l'intonation est juste, les attitudes exactement profilées. Mais les débiles qu'ils prennent pour cible ont beaucoup servi. Et, à faire rire de la vulgarité des autres, ils n'évitent pas eux-même la vulgarité. Leurs sketches sur l'hôpital et sur les copines qui papotent montrent pourtant qu'ils sont capables d'originalité féroce. Ils ont de la verve à revendre. Ils la bradent, tant pis. Autrement inattendu est "Coup de crayon", au Poche-montparnasse. L'auteur, Didier Wolff est à peine plus âgé que son héros : Tintin. Le Tintin d'Hergé, qui, après la mort du dessinateur, rejoint enfin son vrai père. Un paumé alcoolo rancunier qui ne pardonne ni à son gamin ni à Hergé de n'être pas devenu, lui aussi, un aventurier de cartoons. Amertume, cruauté, envie, papa Tintin essaie de prendre la place de son fils. Et de le pervertir à défaut de pouvoir l'effacer. La pièce commence dans les étonnements et les fous rires des retrouvailles et glisse doucement vers le pathétique. L'humour grincant, acide, est de la meilleure encre; le drame patine dans le mélo. Pêché de jeunesse que l'on pardonne à un auteur dont il faudra guetter la suite. Le coup d'essai parait d'autant plus prometteur qu'un acteur également en bourgeon, Thierry Belnet, réussit en Tintin, une composition hallucinante. Ils semble à ce point échappé des "Sept boules de cristal" ou de l'Affaire Tournesol" qu'on attend de voir surgir le capitaine Haddock et la Castafiore. Mais non, le décor hyperéaliste de Jacques Gabel, le goût de la dérision de Didier Wolff sont décidément loin du charme naïf des albums. Tintin l'innocent n'avait pas survécu à son créteur, Wolff le fait disparaitre une seconde fois. René BERNARD / LE NOUVEL OBSERVATEUR | |
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FRFR FRA0144 4 A 0270 FRA / AFP-KR69 Théâtre
Mme Fanny Rémi, veuve d'Hergé, avait demandé à la justice l'interdiction des représentations. Elle a été déboutée peu de temps avant la première, et le spectacle s'est donc monté sans publicité. Le metteur en scène et les deux interprètes de ce dialogue tragico-comique, Olivier Granier (le père) et Thierry Belnet (Tintin), méritent pourtant un beau coup de ... chapeau. Malgré l'exiguïté du théâtre de poche, pas un accessoire ne manque au décor de Jacques Gabel, reterçant l'univers miséreux d'un père solitaire : lampadaire, téléphone, coin cuisine qui fait aussi office de salle de bain, toilettes, table de cuisine ou trône l'inévitable litron de rouge. Et oui, le père boit... Pour mieux se rappeler les exploits de son fils. Les pages tournent, et après avoir mis à nu la vie de Tintin, le ton monte et devient dramatique entre un père aigri de n'avoir été qu'un banal croquis et un fils bien dessiné, tout en couleur, qui se soucie plus d'aventures que d'amour filial. D'émotions
en émotions, interprétée avec justesse par deux acteurs qui
se donnent à fond sur scène, l'histoire nous entraîne dans
un jeu subtil où fiction et réalité se confondent, un jeu
à voir et à faire découvrir. YB / HM AGENCE FRANCE PRESSE | |
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M.T LE FIGARO MADAME | |
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Jamais d'ailleurs il ne les lui restituera. Ni la culotte de golf beige, ni le pull bleu "Enfant de Marie", ni son polo blanc, qui est presque collé... C'est que depuis 20 ans et 2" albums, le père de Tintin a attendu trop longtemps ce moment fatidique, la rencontre avec son héros de fils! On rit beaucoup dans cette première pièce, écrite par un jeune auteur de 21 ans. Les répliques fusent et font mouche à tous les coups. A ma droite Tintin, merveilleux d'optimisme malgré la mort de son père adoptif Hergé, à ma gauche son père, un paumé alcoolo, ranci et envieux. La mise en scène épatante de Christian Rauth donne de la mobilité à ce face-à-face entre deux personnalités si tranchées; Olivier Granier, le père, est admirable face à thierry Belnet, un Tintin plus vrai que nature. On rit mais voilà que s'installe un certain crescendo dramatique. La fin de coup de crayon serait plutôt celle d'un roman noir que d'un album de BD. Ce qui signale le génie de ce match feutré, c'est qu'elle soit à la fois si évidente et si étonnante. A voir de toute urgence! C'est un ordre mille sabords! Auteur : Didier Wolff En 82-84, il a suivi les cours de l'école des arts déco. Et puis il s'est senti appelé par Paris, par le théâtre. Quand la première pièce qu'il ait écrite est devenue son premier vrai succès, Didier Wolff a invité ses parents adoptifs, qui sont venus de Strasbourg, une ville où le jeune et génial auteur de "Coup de crayon" a passé 15 ans... "En 84, j'ai joué Phèdre de Patrick Rabot, à Strasbourg. Par la suite, j'ai suivi différents cours de théâtre à Paris, avant d'écrire cette pièce avec Tintin..." Au départ, Didier pensait jouer lui-même le rôle du jeune reporter des bandes dessinées. Mais si son coeur est proche du héros de Hergé (il a dévoré ses albums à partir de 6 ans) son physique de beau gosse aux yeux clairs et aux cheveux très noirs l'écartait de la distribution. "Ma chance" dit-il, " a été de tomber sur un metteur en scène qui a cru en moi". Le seconde chance de ce face-à-face surprenant, "a été de trouver Thierry Belnet. Il y a déjà eu un Tintin au cinéma, mais Thierry est bien meilleur". C'est vrai qu'avec son visage poupin, son air enthousiaste et sa silhouette d'éternel jeune homme, Thierry colle parfaittement avec l'idée qu'on peut se faire du compagnon de Milou, du professeur Tournesol et du capitaine Haddock. Cela n'a pas suffit toutefois. En 1987, quand la pièce a été présentée pour la première fois au Poche Montparnasse, la veuve d'Hergé demandait son interdiction. Le tribunal de Paris a toutefois jugé le référé inacceptable et la pièce a continué sa carrière, applaudie par toute la presse, du"Canard Enchaîné" au "Figaro", en passant par l'Express ou d'autres titres. Depuis le 6 mars, "Coup de crayon" qui a reçu deux prix de la fondation Charles Oulmont sous légide de la fondation de France, est parti en tournée. "Je suis content que la pièce se joue à Strasbourg". Pour Didier (qui a 23 ans et des projets dans le cinéma avec David Drach), Strasbourg reste la ville de ses années-lycées, de ses années-Tintin. M. B-G LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE | |
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Superbe idée que celle de l'auteur, Didier Wolff. "Coup de crayon" illustre le face-à-face netre un homme pétri de défauts (mais vrai) et une créature éthérée, sorte de modèle mirage qu'il poursuit et croit rejoindre dans l'alcool. Le héros finira par s'humaniser et "son père" reprendra espoir. Thierry Belnet est un Tintin plus vraiu que nature. En prime on découvre un ton doux-amer que l'on trouve rarement chez un aussi jeune auteur. | |
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Fascination et rivalité marquent l'histoire de ce duo père-fils qui débouchera sur le glissement des personnalités où l'une deviendra l'autre non sans quelques griffures dans l'image rêvée. Il y a dans cette pièce de Didier Wolff, toute la fraîcheur et la révolte maladroite de l'adolescence d'un enfant qui ne veux pas grandir. Un jeu délicat, fragile et abrupt présenté de façon incisive et drôle, parfaitement dessiné par les deux comédiens sous la direction de Christian Rauth Agnès DALBARD LE PARISIEN | |
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| LE QUOTIDIEN DE PARIS (1) Très juste!
Armelle HELIOT LE QUOTIDIEN DE PARIS | |
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VSD | |
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Dans son testament, Hergé a fait le voeu qu'à sa mort Tintin (Thierry Belnet), son fils adoptif, puisse connaître son père de sang. C'est ainsi qu'un matin Tintin débarque chez ce nouveau personnage et découvre dans un studio minable, entre une vieille télé et des fauteuils éculés, un petit libraire de quartier, fatigué, usé de la réussite de son fils. Que va devenir notre héros de bandes dessinées, brutalement projeté dans une réalité sordide? Va-il accepté les propositions de son nouveau père qui voudrait lui écrire de nouvelles aventures à la place d'Hergé? L'auteur, Didier Wolff (21 ans) est sans doutes un "tintinologue" averti, mais aussi, comme Tintin, un fils adoptif "c'est à travers lui que j'ai voulu régler mon passé d'enfant adopté". Apparemment, il y est arrivé, merci Tintin Madame
Fani Rémi, veuve Hergé, n'étant pas titulaire des droits
patrimoniaux, demande l'interdiction des représentations publiques de la
pièce "Coup de crayon" de Didier Wolff, montée au théâtre
de Poche-Montparnasse par la compagnie Granier-Rauth. L'affaire est en délibéré. FRANCE SOIR | |
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| LE QUOTIDIEN DE PARIS (2)
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| LE QUOTIDIEN DE PARIS (3) Si Tintin rencontrait Hergé
Dans un décor de Jacques Gabel , Christian rauth met en scène cette confrontation entre monde réel et monde du rêve dont les héros n'ont peut-être pas toujours toutes les vertus dont on les pare. | |
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| PARIS FRANCE
L'argument de "Coup de crayon était plus que risqué : la rencontre entre un personnage de bande dessinée et un "vivant" pouvait sombrer dans le ridicule, le fantastique raté ou l'onirisme de pacotille. C'était compter sans Didier Wolff. Un très jeune auteur de 22 printemps, dont c'est là la première pièce. Un coup d'essai, un coup de maître. il a précisement évité le piège du fantastique de pochette-surprise en adoptant un ton résolument réaliste, je dirais même vériste. Tintin est certes un héros de bande dessinée, incarnation de la jeunesse et de la pureté. Il porte certes ses ses éternels pantalons de golf et son polo bleu ciel. Mais au-delà, il existe, il vit de chair et d'os. Brutalement transporté dans la terne existance de son "père de sang", il en éprouve au plus profond de lui toute la fange, toutes les rugosités, tous les aspérités blessantes. Il doit soudain se confronter à la vie, à fleur de terre, à fleur de matière, à fleur d'aigreur et de préjugés stupides. Tout comme ces fresque antiques s'effacant en quelques secondes au contact de l'atmosphère, Tintin est, comme un trait de crayon, peu à peu gommé... Atteint par la pollution humaine dans son intégrité de héros de bande dessinée... La pièce est excellente, admirablement dialoguée. Sans une fausse note. Dans un décor sordide à souhaits, signé Jacques Gabel, Christain rauth l'a très efficacement, très intelligement mis en scène. tout comme il a dirigé de main de maître les deux comédiens : l'étonnant olivier Granier, qui m'ai fait bizzarement pensé à Céline lui-même et le très attachant Thierry Belnet. Un Tintin physiquement plus vrai que nature, dont chaque geste rappelle le héros de Hergé... Un jeune acteur qui incarne tour à tour, à la perfection, la naïveté et le désespoir. Un véritable régal. "Coup de crayon" est sans contexte l'un des meilleurs spectacles actuellement à l'affiche. Il révèle entre autre un très jeune auteur, dont il sera intéressant de suivre la carrière. Christian ROUX-PETEL PARIS FRANCE | |
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| ASPECTS DE LA FRANCE
Un Tintin plus vrai que nature pourrait-on dire. Tout droit sorti d'un album de Hergé. Tout blond, tout rose, la houpette bien lustrée, les culottes de golf, le polo... Rien ne lui manque, même pas la parole. Son apparition tient de la magie. Bravo! hergé mort, voici Tintin en quête d'un père adoptif. Il atterit chez un libraire, un homme déçu, un peu amer et qui se sent frustré... Tintin, en somme, a pris sa place. Cette rencontre de deux mondes, la fiction et le réel, procède à la fois du choc et du sourire. Notre héros n'est qu'un marionette de papier, conçue en trois coups de crayon ; ainsi s'explique le libraire misogyne. Mais pour nous c'est la joie des retrouvailles avec un "copain" à jamais enraciné en notre mémoire. Deux très bons acteurs défendent la pièce : Olivier Granier et Thierry belnet, Tintin d'une confondante ressemblancee. Un cher vieux camarade vous tend la main : soyez fidèle au rendez-vous. F.S | |
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| PROFIL
C'est ainsi qu'un matin Tintin débarque chez ce nouveau personnage, un libraire d'une bonne quarantaine d'années. Après de vagues tentatives de dialogues, il apparaît que ce père n'a jamais accepté la réussite de son fils. de plus, il l'a toujours admiré... et envié. Quand le père apprendra que Tintin n'a plus de projet, il se proposera d'écrire de nouvelles aventures à la place d'Hergé... "Coup de crayon" n'est que le rêve que nous souhaitons tous faire un jour : vivre aux côtés de nos héros avec la terrible menace d'être déçus. LE COUP DE COEUR DE LA COMPAGNIE GARNIER-RAUTH POUR LA PIECE Imaginez que vous ouvrez un texte, et que le premier personnage qui apparaisse est un type fatigué, qui regarde son visage usé par l'alcool, dans la glace accrochée de guingois au-dessus du lavabo d'un petit studio minable... il se donne un coup de peigne et, bizarrement, une petite houppette se dresse sur le devant de son visage. Et vous vous prenez à rêver que Tintin a vieilli, et qu'enfin les héros sont comme vous... fragiles et vulnérables. C'est qu'on frappe à la porte et que Tintin entre. Tintin le vrai, avec ses culottes de golf et son polo... Vous voici alors dans une histoire fantastique où le héros se mesure avec vos semblables, votre semblable. Un monde ou Tintin aura bien du mal à vivre, privé qu'il est d'un père peut-être adoptif mais ô combien secourable et affectueux. La
pièce de Didier Wolff (sa première pièce) est une promesse
et un hommage. Un auteur est né. Qu'il ne reste pas orphelin est notre
seul but. PROFIL | |
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| LE
POINT MISE A JOUR EN COURS | |
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Arlette FRAZIER / L'OFFICIEL DES SPECTACLES | |
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| G INTERNATIONAL Didier Wolff : Homme orchestre
Bruno PERROUD | |
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Christian BARBIER / EUROPE 1 / de 23H à 1H du matin | |
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J.M STRICKER / FRANCE INTER | |
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Fabienne PASCAUD / TELERAMA | |
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PARIS-MATCH | |
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Avec son ami olivier Granier, Christian avait monté l'an passé au théâtre des Mathurins, à Paris, une pièce qui dépassa la 100 ème : le baiser de la veuve, d'Israël Horovitz, interprétée par les deux amis et qui pourrait être jouée aux U.S.A par Al Pacino et Robert de Niro! Depuis le début du mois, Christian Rauth fait donner au fameux Théâtre de Poche, près de la gare Montparnasse, "Coup de crayon", de Didier Wolff. L'auteur a 20 ans et Christian le découvrit en lisant son manuscrit (le premier de Didier Wolff), lequel l'inspira tout de suite pour créer un spectacle... Le sujet? Tintin, le fameux héros de bande dessinée est devenu orphelin après la mort d'Hergé, le dessinateur, et on le voit arriver chez un homme malheureux et solitaire, qui pourrait bien être son père... Est-ce bien son père? Les représentations ont commencées depuis le 9 juin mais sans publicité : la famille de la veuve de Hergé avait commencé un procès, lequel vient d'être jugé il y a quelques jours en faveur de Didier Wolff et de la compagnie Granier-rauth : un soupir de soulagement pour l'auteur ! Dans cette pièce jouée à deux dans un merveilleux décor de Jacques Gabel (qui fut pour beaucoup dans la mise en scène de Christian Rauth), les spectateurs sont disposés autour de la scène, disposition inhabituelle au Théâtre de Poche, conçu normalement "à l'italienne" avec une scène frontale. Dans le rôle de Tintin, l'étonnant Thierry Belnet (découvert par hasard après 60 auditions) s'identifie totalement à son personnage et plusieurs de ses attitudes nous font littéralement entrer "dans le livre d'images"... les pantalons de golf, le pull bleu, la houppette, tout y est... Le père, Olivier Granier, (qui tient actuellement un rôle dans la série "Hôtel de Police" sur la 2, joue sur toute la gamme des expressions et réussit une belle performance avec son jeune partenaire (le fameux "fou rire" des deux compères qui dure cinq bonne minutes est ahurissant!) Malgré l'absence de publicité, la critique a été unanime. Notre consoeur Armelle Heliot, du Quotidien de Paris a écrit le 22 juin "Découvrez au plus vite ce "Coup de crayon" très juste d'un auteur neuf et qui promet... et dégustez ce spectacle très bien joué." dans le Canar enchaîné du 24 juin, Bernard Thomas décrit : "Le tout est mis en scène allegro tintinnabulo par Christian Rauth dans un décor sautillant de Jacques Gabel, qui articule de manière saugrenue l'espace biscornu de ce minuscule théâtre. Le jeune Didier Wolff, l'auteur est bien servi." On ne peut mieux dire, et si ce Coup de crayon n'est prévu que pour 30 représentations au départ, il se prolongera certainement, surtout en période de vacances où le public de 7 à 77 ans est très disponible. Christian Rauth a eu du flair en découvrant Didier Wolff et en montant ce spectacle que personne "ne sentait", dans la profession. Il aura fallu 5 semaines de répétitions avec 7 heures de travail par jour pour que tout soit réglé : le jeu des acteurs, leurs déplacement dans le décor et l'espace conçu par Jacques Gabel ( qui avait déjà placé le décor du baiser de la veuve). Le résultat, comme on l'a vu, est impressionnant. Après le théâtre, Christian poursuit sa carrière de comédien : on le verra en Août dans une série diffusée par TF1, le Gerfaut, de Marion Sarraut, dans laquelle il joue le Vicomte de Nouailles. Christian a joué également dans le dernier film (à sortir) de Michel Favart Le Coucou ainsi que dans un épisode de la future série d'Antenne 2 : Le vent des moissons de Jean Sagols, avec Annie Girardot et Jacques Dufihlo, qui se termine le 7 Août. On retrouvera également notre comédien dans Charlie Dingo de Gilles Béhat, avec Guy Marchand (en septembre), et dans Irina et les ombres, le premier film d'Alain Robak, avec Farid Chopel, qui sortira le 8 juillet. Les soucis de la mise en scène étant estompés, Christian Rauth, comme on peut le constater, redevient acteur à plein temps... ou presque, car la création est permanente, au théâtre comme ailleurs et bien d'autres coups de crayons peuvent lui surgir à l'esprit. M.ROUYERE / LE PAYS BRIARD | |
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depuis plus de vingt ans en effet, le Père suivait les exploits de son fils, ce Tintin que le célèbre Hergé racontait avec un talent unanimement reconnu.. et voilà qu'Hergé était mort, et le gamin était comme orphelin, incapable en tous cas de se tenir tout seul, habitué qu'il était à vivre exclusivement les aventures que le grand auteur inventait pour lui. C'est en vain que le père lui suggérait de faire la connaissance de la petite blonde d'en face, une fille ravissante avec laquelle il avait commencé bien souvent les aventures du jeune héros. Mais le héros en question, s'il avait bien connu toutes sortes d'aventures périlleuses, n'avait pas vécu la moindre amourette et ne sentait d'humeur à entamer une carrière de séducteur. Pas ce soir en tous cas! Un peu déçu le père n'insistait pas, mais il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une petite pointe de jalousie envers cet Hergé, qui lui avait en quelque sorte volé son enfant, en agissant comme un second père. C'est à cet instant qu'il lui vint une première idée folle : pourquoi n'écrirait-il pas, à son tour, des histoires que Tintin n'aurait plus qu'à vivre? Seulement on ne s'improvise pas conteur : il faut de l'imagination et un minimum de talent. Manifestement, le père n'avait ni l'un ni l'autre. Alors il eut sa seconde idée folle, qui consistait de changer de vêtements avec Tintin. Qu'espérait-il donc? qu'il pourrait rivaliser avec son fils? Qu'il pourrait à son tour connaître le parfum grisant de l'aventure, et vivre aussi intensément? Comment savoir ce qu'il se passe exactement dans une tête un peu fêlée? Lorsqu'il écrivit cette pièce, l'année dernière, Didier Wolff venait d'avoir 20 ans. C'est dire qu'il avait à peine quitté l'univers de la bande dessinée, et que Tintin ne faisait pas encore partie de ses souvenirs lointains. Il possédait donc toutes les dispositions requises pour se pencher sur le personnage de Tintin, et force est de reconnaître qu'il le décrit avec beaucoup de minutie, une subtile exactitude dans les moindres deétails et une très grande tendresse. Le sujet proprement dit n'est pas vraiment nouveau, car de Luigi Pirandello ("Six personnages en quête d'auteur") à Woody Allen ("La rose pourpre du Caire"), assez nombreux sont les écrivains qui ont abordés le thème de l'interaction réalité-fiction. Cependant Didier Wolff le fait avec assez d'originalité, puisque, contrairement aux héros des oeuvres précités, Tintin appartient aux deux domaines à la fois : il est le fils très réel de ce Père que nous voyons évoluer devant nos yeux, et il est en même temps la création, dison même, la créature d'Hergé. Il est un "Être de chair imaginaire". C'est dire que nous baignons dans la plus folle fantaisie, ce qui constituait une tentaion dangeureuse pour un auteur aussi jeune, celle de faire n'importe quoi sous le prétexte que tout est permis. Or, si le postulat de la pièce est parfaitement invraisemblable, , Didier Wolff s'évertue à développer son récit dans le plus pur respect de la logique, au point que l'on se prend à s'interroger sur la nature et la vérocité de l'histoire. Sans doutes la pièce est-elle un peu lente à démarrer, mais au bout de dix minutes, le rhytme est pris, et il est excellent. Jen eferais pour ma prt qu'un seul repproche, et il est mineur : j'ai éprouvé une sorte de malaise à voir le père se conduir en alcoolique invétéré, et le malheureux Olivier Granier qui l'incarne être contraint de boire presque une dizaine de verres de vin rouge (même s'il sagit d'un vague sirop additionné d'eau, l'épreuve est redoutable et provoque une certaine gêne). Encore une fois il 'agit là de broutilles, la pièce étant intéressante et plaisante, fort bien mise en scène et parfaittement interprétée, par deux comédiens, que je confesse n'avoir jamais vu jouer, mais qui font, chacun dans son domaine une très bonne composition. Il faut sans contester retenir le nom de Didier Wolff, c'est celui d'un jeune auteur dramatique qui promet... et qui tient de là! Pierre ANDRE / LE QUOTIDIEN JURIDIQUE | |
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STRAPONTIN | |
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Prix remis par Mr. Maurice Schumann / l'Académie Francaise | |
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